– Les producteurs de certains produits jetables, comme les cigarettes, ballons gonflables, emballages de nourriture et emballages de boissons devront payer les coûts du nettoyage.
“C’est une bonne mesure”, commente l’ONG Recycling Netwerk Benelux: “Elle poussera les entreprises à plus de prévention et de meilleurs systèmes de collection. Cela est plus juste que la situation actuelle, où la facture du nettoyage est envoyé aux autorités locales, et donc aux contribuables”.
– Les pays européens devront s’organiser pour collecter 90% des bouteilles en plastique de manière séparée en 2029.
“Cet objectif aidera à éviter que les bouteilles polluent la nature et la mer. Concrètement, un tel taux de collecte implique qu’un système de consigne sur les bouteilles soit installé. Ces systèmes ont prouvé leur efficacité en Allemagne et le Norvège”, dit Recycling Netwerk, “mais à ce jour, des pays comme les Pays-Bas ou la Belgique restent hésitants sur le système de la consigne”.
La Directive stipule que toutes les bouteilles en plastique nouvelles devront contenir un minimum de 30 pourcent de matériel recyclé, en 2030. Cette décision donnera un ‘boost’ à la demande sur le marché.
Les produits suivants seront interdits: les pailles en plastique, les cotons-tiges, les assiettes en plastique, ainsi que des produits faits de polystyrène, et les soi-disant plastiques oxo-dégradables.
Pour certains emballages de nourriture contenant du plastique, comme ceux utilisés au Starbucks ou McDonald’s, les Etats-membres sont obligés de réaliser une baisse de la consommation. “Cela veut dire que ce entreprises vont devoir changer vers des matériaux alternatives et de l’emballage réutilisable”, commente Recycling Netwerk..
Les négociations ont été menées par le Commissaire Européen Frans Timmermans et la députée européenne Frédérique Ries.
Ces objectifs sont des objectifs minimaux à atteindre par les pays européens. “Il sera intéressant de voir quels pays vont se placer en avant-garde, car une économie circulaire du plastique contient des opportunités intéressantes pour leurs entreprises”.
Cette directive européenne implique que les accords existants au niveau national devront être revus. Aussi en Belgique, de nouveaux accords devront être faits pour être à la hauteur des nouveaux accords européens en matière d’emballages et déchets.
Le mardi 30 octobre, un nouveau rapport sur les substances toxiques dans les moquettes est publié. Le rapport se repose sur les recherches de Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas), University of Notre Dame (États-Unis) et Ecology Center (États-Unis). Dans cet enquête, on a trouvé les phtalates, des agent d’ignifuges chlorés et des apprêts antitaches perfluorés qui sont régulés en Europe. Des substances potentiellement cancérogènes, toxiques pour la reproduction et perturbateurs endocriniens ont notamment été retrouvées. Leurs présences sont inquiétantes et possiblement liées à l’intégration des recyclates. Outre les dangers qu’elles peuvent représenter pour la santé, elles sont un frein au développement d’une économie circulaire non toxique dans le secteur. Par conséquent, cette publication souligne la nécessité de résoudre les inconsistances entre la législation des produits, des substances chimiques et des déchets.
“Lorsqu’un recycleur ne connaisse le contenu d’une moquette, il sera réticent de la recycler. A part des risques, les frais de recyclage augmentent. Également, les contaminations ont un effet négatif sur la qualité du recyclat. Par conséquent le recyclat ne peut pas rivaliser avec des matériaux premiers; pas par rapport à la sécurité, ni au prix, ni à la qualité. C’est un frein à la transition vers une économie circulaire viable et sans danger ”, explique Siu Lie Tan de Recycling Netwerk Benelux.
L’enquête Testing for Toxics: How chemicals in European carpets are harming health and hindering circular economy montre des résultats inquiétants, mais il indique aussi que les pistes de solutions existent. Dans les échantillons de moquettes testés on a confirmé la présence des substances, qui ont dû être régulées sous la législation européenne. Un point positif cependant: 3 moquettes, dont deux sont issues de matériaux recyclés, ne contiennent aucun des produits chimiques recherchés. “Cela démontre qu’il est vraiment possible de produire une moquette attractive – même avec les recyclats – sans utiliser des substances toxiques. En plus, cette moquette peut être recyclée à volonté”, souligne Siu Lie Tan.
Alors que la Commission européenne travaille actuellement sur l’interface entre les législations sur les substances chimiques, les produits de consommation et les déchets, il faut qu’une harmonisation vers le haut des réglementations soit installée. “Pourquoi de telles différences entre les réglementations des produits neufs ou recyclés? Ou entre une moquette ou un jouet, puisque les jeunes enfants sont au contact direct des deux?” déclare Elisabeth Ruffinengo, responsable plaidoyer pour WECF France.
Il faut que la législation concernant les substances dangereuses soit hermétique: combler les lacunes réglementaires, étendre les interdictions des substances chimiques dangereuses, et mettre fin aux exemptions applicables aux produits chimiques présents dans des matériaux recyclés. Récemment, un étude par le gouvernement fédéral en Allemagne montrait qu’un tiers de substances chimiques en circulation en Europe ne se conforme pas aux législations européennes. “Il faut que les matériaux recyclés se conforment au même cadre réglementaire que les matières premières”, conclut l’ONG Recycling Netwerk Benelux.
Le marché des moquettes
Après les États-Unis, l’Europe est le plus grand marché pour les moquettes au monde. On estime que 47% de la demande européenne est produit en Belgique et aux Pays-Bas.
Il est également estimé que seulement 3% du 1,6 million de tonnes de déchets de moquettes européennes soit recyclé par an. Cela signifie que 97% est incinéré ou mis en décharge. Il faut que le pourcentage de recyclage augmente sans poser de dangers pour obtenir les ambitions de l’Union Européenne pour l’économie circulaire, comme le recyclage de 65% des déchets municipaux vers 2030. En plus, l’implémentation de circularité par un traitement de déchets avancé offrira un grand potentiel pour atténuer les changements climatiques.
Pour des images et un lien au rapport anglais (disponible dès le 30 octobre).
Recycling Netwerk Benelux
Recycling Netwerk est une organisation environnementale indépendante qui abord les questions autour du thème des matières premières et leur impact environnementale. Notre objectif est de limiter autant que possible les dégâts environnementaux causés, de la production des matières premières à la gestion des déchets. Notre réseau veut donc: toujours plus de recyclage, et un recyclage toujours meilleur.
WECF France est l’antenne française de Women Engage for a Common Future, réseau international d’organisations internationales et féminines qui agit pour construire avec les femmes un monde sain, durable et équitable. Elle est particulièrement engagée sur des sujets de santé environnementale.
Contacts
Siu Lie Tan, Recycling Netwerk Benelux
siulie.tan@recyclingnetwerk.org
+31 6 48977349
Tom Zoete, Recycling Netwerk Benelux
tom.zoete@recyclingnetwerk.org
+31 6 16101050
Elisabeth Ruffinengo
Responsable plaidoyer, WECF France
+33 6 74 77 77 77 00
C’est ce qui ressort de la réponse d’un chef de service de l’OVAM à une question officielle de l’organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux concernant les ensembles de données à l’origine de deux rapports de l’OVAM.
Voir aussi le débat en direct au Parlement flamand le mercredi 3 octobre après 15h30 sur https://www.vlaamsparlement.be/plenaire-vergaderingen/1274143#video.
Le décret sur le gouvernement public assure la transparence des données détenues par les organismes gouvernementaux. Les citoyens ont le droit de savoir quels documents gouvernementaux les autorités détiennent. C’est inscrit dans la loi et les gouvernements doivent respecter la loi.
« Qu’une administration gouvernementale décide de ne pas assurer cette transparence parce que ‘nous sommes à 14 jours des élections municipales‘ est remarquable. Qu’il y ait certaines périodes où la transparence est suspendue n’est pas quelque chose que l’on attend dans une démocratie du 21ème siècle », a déclaré Recycling Netwerk. « Les contribuables ont le droit de savoir ce qui se passe avec l’argent de leurs impôts dans la lutte contre les déchets sauvages, et quelles sont les différences entre les municipalités flamandes. »
Lisez également l’article sur Apache.be : L’OVAM garde secrètes les informations « politiquement sensibles » sur les déchets sauvages.
Recycling Netwerk a demandé des informations à l’OVAM le 8 août sur la base du décret sur le gouvernement ouvert. L’organisation environnementale a demandé un aperçu des ensembles de données qui ont servi de base à deux études, la « Recherche sur les quantités et les coûts politiques des déchets sauvages en Flandre – Modèle théorique, analyse en grappes, échantillon » menée par IDEA Consult et l' »Enquête biennale sur les déchets sauvages ». Rapport méthodologique » réalisé par KplusV.
Bien que l’OVAM ait enquêté individuellement auprès des municipalités, la version publiée des rapports ne donne que des chiffres agrégés par catégorie de municipalités.
« Afin d’estimer quelle politique de lutte contre les déchets sauvages fonctionne le mieux, il faut pouvoir comparer les données des municipalités respectives. Ainsi, une municipalité dotée d’une politique efficace en matière de déchets sauvages et qui obtient de bons résultats peut servir d’exemple de bonnes pratiques pour les municipalités qui s’efforcent de contrôler les déchets sauvages. En outre, toutes sortes de facteurs sont à l’origine des déchets sauvages, comme, par exemple, la composition sociodémographique d’une municipalité ou le nombre de touristes qu’elle attire. À partir de ces données, les scientifiques peuvent potentiellement tirer des conclusions très intéressantes, mais il faut ensuite que l’OVAM y donne accès », explique le directeur Rob Buurman.
L’OVAM a d’abord retardé de quelques semaines, jusqu’au 24 août, puis a reporté sa réponse avec l’argumentation suivante : « En raison de la nature de vos questions, du niveau de détail et parce que la décision faisant suite à une demande d’accès public doit être ratifiée par le conseil d’administration de l’OVAM. La prochaine réunion du conseil d’administration (après réception de votre demande) n’aura lieu qu’à la fin du mois d’août. »
Le 24 septembre, soit 47 jours après la demande d’information, l’OVAM a envoyé une brève réponse à laquelle étaient joints deux documents Excel. Recycling Netwerk a explicitement demandé les réponses des municipalités respectives utilisées pour les deux études de l’OVAM sur la quantité et le coût des déchets sauvages. Mais nulle part dans les feuilles Excel il n’est possible de déduire ce que les différentes municipalités ont répondu. Le 27 septembre, Recycling Netwerk a réitéré sa demande de recevoir les données sur les déchets sauvages pour chaque municipalité.
Le 28 septembre est arrivée une réponse officielle de l’OVAM avec des passages étranges :
« 4. étant donné la sensibilité du sujet des déchets sauvages et le fait que nous sommes à 14 jours des élections municipales et que les données ne sont pas nécessaires pour construire le rapport,
5. compte tenu du fait que si les noms des municipalités vous sont divulgués, vous disposez d’informations susceptibles d’influencer ces élections, par exemple en remettant en cause les politiques de certaines coalitions/gouvernements ou en publiant ces chiffres individuellement, ce qui pourrait causer des dommages
sont ces arguments supplémentaires pour ne pas répondre à votre demande, fondés sur l’article 15, §1, 9° du décret du 26 mars 2004 relatif à l’accès du public au gouvernement, à savoir la confidentialité des actes d’une autorité environnementale, dans la mesure où cette confidentialité est nécessaire à l’exercice du contrôle administratif, à la réalisation d’un audit interne ou à la prise de décision politique. »
Recycling Netwerk répond : « Le fait que l’OVAM qualifie le sujet des déchets sauvages de « sensible » indique avant tout que le sujet est bien vivant parmi les citoyens. Mais ce ne sont pas des secrets d’État. Il s’agit des bouteilles, canettes, papiers et autres déchets trouvés et nettoyés dans les municipalités flamandes. Les citoyens pensent qu’il est important que les déchets soient réduits et c’est précisément pour cela qu’il est répréhensible que l’OVAM ne veuille pas fournir les données. »
« Bien sûr, nous faisons appel de cette décision car elle est illégale. Une organisation gouvernementale qui commence à faire de la politique elle-même : nous trouvons cette démarche très étrange. Et encore plus que d’habitude, la transparence des gouvernements est importante, surtout pendant les élections. Le gouvernement doit être contrôlable, mais si ce même gouvernement décide de garder secrètes les informations les plus élémentaires, alors il y a un gros problème », répond Recycling Netwerk.
Recycling Netwerk conclut avec un léger sarcasme : « Apparemment, l’OVAM pense qu’il est normal de décider quelles informations peuvent, ou ne peuvent pas, être divulguées avant les élections. Un électeur pourrait bien avoir l’idée saugrenue de voir son comportement de vote influencé par l’efficacité ou l’inefficacité de la politique en matière de déchets sauvages dans sa municipalité. Cela n’est apparemment pas possible dans une démocratie, selon l’OVAM ».
Lire aussi : Marc Reynebeau dans De Standaard : « Ce que les élections ne signifient pas« .
Alors que huit Flamands sur dix et la moitié des communes flamandes réclament l’introduction de la consigne, le gouvernement flamand laisse encore le chat hors de l’arbre. Accompagné par les appels de trompette des supermarchés et des producteurs de boissons. Elle a une nouvelle fois reporté la décision sur l’introduction de la consigne.
Le gouvernement a présenté avec bon goût son nouveau plan de gestion des déchets comme étant progressif et très important. Un taux de collecte et de recyclage de 90 % pour les emballages de boissons d’ici 2022, et dans le cas contraire, des amendes élevées pour les entreprises. En fait, ça sonne plutôt bien, non ?
Mais quelle quantité d’emballages de boissons est réellement recyclée aujourd’hui ? Nous avons effectué notre propre analyse sur la base des travaux d’étude de l’OVAM et de cabinets de recherche professionnels. Elle montre que seuls 61 à 67 % des bouteilles en plastique sont effectivement recyclées. Des canettes, seulement 65 %, selon Recover, partenariat de municipalités et d’intercommunalités de déchets.
Chaque année, Fost Plus publie de nouveaux chiffres sur le recyclage au nom de l’industrie de l’emballage. Pour 2017, le gestionnaire des déchets revendique un taux de recyclage de 87,7 % pour les bouteilles en PET, de 91 % pour les briques à boisson et de 102 % pour les emballages métalliques, y compris les canettes. Surestimation de la réalité. Mais la structure de la politique est telle que l’autodéclaration de l’industrie est prépondérante dans la détermination du taux de recyclage officiel.
L’objectif difficile de 90 % fixé par Bourgeois et Cie semble donc être un grand pas en avant, mais il est déjà une réalité anno 2018, selon les entreprises. Les entreprises s’en tiendront avec confiance au statu quo.
Il est naïf de penser que les sociétés de boissons et les supermarchés réduiront les déchets sauvages aussi efficacement sans consigne. Alors, qu’est-ce qui va changer exactement d’ici à 2023 ? Nous cherchons en vain un objectif de réduction des déchets dans le plan de gestion des déchets. Occasion manquée.
Nous avons lu que le gouvernement flamand allait interdire la fourniture gratuite de sacs en plastique. Mais cela a déjà été décidé au niveau européen. En effet, la Wallonie et Bruxelles ont déjà une longueur d’avance. Ils ont catégoriquement interdit les sacs en plastique. La Flandre ne fait pas plus que le minimum requis.
C’est alors que la dynamique mondiale se met en place. La Commission européenne fait pression pour que les produits en plastique à usage unique soient interdits. Même pour les pays qui ne recyclent rien actuellement, elle exige une collecte sélective de 90 % des bouteilles et des canettes, ce qui n’est possible dans les faits que grâce aux consignes. Le gouvernement conservateur du Royaume-Uni fait en sorte que cela se produise. Même Coca-Cola a publié cette semaine 11 principes pour un bon système de consigne sur l’île britannique.
Et que fait la Flandre ? Face à la quantité de déchets sauvages, la plupart des responsables politiques locaux ont déjà compris l’urgence. 168 communes flamandes, ainsi qu’une centaine d’organisations flamandes, demandent que la consigne soit rapidement introduite. Si une majorité écrasante de la population souhaite une mesure environnementale, il est difficile de comprendre pourquoi il faut attendre cinq ans.
En attendant, les déchets ne diminueront pas dans les mois et les années à venir. Avec l’augmentation de la consommation sur la route, nous continuerons à voir des canettes et des bouteilles sur le bord des routes. La facture annuelle de nettoyage de 164 millions d’euros continuera d’augmenter. Cela se passe devant la porte de tout le monde. L’aspect de la commune, la pollution de nos plages, ce sont des questions qui concernent le cadre de vie de chacun.
Tant que les déchets sauvages souilleront les rues, les champs et les plages, les Flamands continueront à réclamer des solutions efficaces telles que la consigne. Tant que des morceaux d’étain rendront les vaches malades, les éleveurs s’agiteront. Le sujet fera donc l’objet de débats passionnants lors des campagnes pour les conseils municipaux et le prochain gouvernement flamand.
Rob Buurman & Tom Zoete
Le journal De Morgen a publié cet avis le 21 juillet.
82 pourcent des Belges souhaitent l’introduction de la consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. Dans l’électorat du MR 88 % est favorable à la mesure, dans celui du cdH 92 %.
En plus, pour un électeur sur deux, la problématique des déchets sauvages dans sa commune joue un rôle important dans son choix de parti aux élections communales du 14 octobre. Ces résultats ressortent de l’analyse des réponses que 5.134 Belges ont données à une enquête de GfK Social and Strategic Research.
Remarquable: une grande majorité des électeurs du MR, 88 pourcent, est favorable à l’introduction de la consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes – le système qui existe déjà pour les bouteilles de bière en verre. Le MR s’est cependant pas (encore) prononcé favorable à la consigne.
Dans l’électorat du PS 87 % des électeurs sont favorables à la consigne, ainsi que 85 % des électeurs de Défi, 97 % des électeurs d’Ecolo et 83 % des électeurs du PTB (Ndlr: en ce qui concerne l’électorat de Défi et du PTB, la marge d’erreur est grande vu le nombre limité de répondants). Dans tous les partis francophones, une majorité des électeurs est donc favorable à l’introduction de la consigne sur les canettes et bouteilles en plastique.

Pourcentage des électeurs favorables à la consigne, par parti
Facteur dans les élections communales
Par ailleurs, 87% des gens estime que la consigne peut réduire les déchets sauvages en Belgique.
Plus qu’un électeur sur deux, 55%, déclare que la problématique des déchets sauvages dans sa commune joue un rôle (très) important dans son choix de parti aux communales d’octobre. Les bruxellois et wallons souhaitent donc que le gouvernement bruxellois et wallon introduisent la consigne. En Flandre, il y a également une grande majorité de la population qui est favorable au système de la consigne.
Le nombre de personnes favorable a grandi considérablement à cause du débat de société: de 66 % dans l’enquête de Test-Achats en mars 2017 à 82 pour cent aujourd’hui. Ces chiffres sont un signal important pour les supermarchés et producteurs de boissons: une grande majorité de leurs clients veut la consigne. Ces chiffres montrent au monde politique que ceci devient un thème important pour les élections communales. La grande majorité de leurs électeurs est pour, au-delà des frontières entre partis.
L’introduction de la consigne se trouve sur la table du gouvernement flamand depuis le 18 mai. Il revient maintenant aux gouvernements régionaux de décider l’introduction de la consigne en Belgique, conclut l’ong environnementale Recycling Netwerk Benelux des résultats de l’enquête.
Lire l’article du Soir.
De Standaard a publié les résultats pour les partis néerlandophones.

Pour un électeur sur deux, les déchets sauvages joue également un rôle dans leur choix de vote pour les élections municipales d’octobre. C’est ce que montre l’analyse des réponses données par 5 134 Belges à une enquête réalisée par GfK Social and Strategic Research.
Il est remarquable de constater qu’une très large majorité des électeurs de la N-VA et de l’Open VLD sont favorables à la consigne. Cependant, ces deux partis au pouvoir ne se sont pas encore exprimés positivement sur la consigne.
Parmi les électeurs du CD&V, 82 % soutiennent la consigne, 80 % parmi les électeurs de sp.a et 91 % parmi les électeurs de Groen. Parmi tous les partis politiques flamands, une majorité de leurs électeurs soutient l’introduction de la consigne.
En outre, 87% des personnes pensent que les consignes peuvent réduire les déchets sauvages en Belgique.

Plus d’un électeur sur deux, soit 55 %, déclare que les déchets sauvages dans sa municipalité joue un rôle important à très important dans son choix de vote pour les élections locales d’octobre.
Le peuple flamand souhaite donc que le gouvernement flamand et les autres gouvernements régionaux introduisent la consigne. Le nombre de partisans a également fortement augmenté en raison du débat social : de 66 % dans l’enquête de Test-Aankoop en mars de l’année dernière à 82 % aujourd’hui, soit une forte augmentation sur une année grasse.
Pour les supermarchés et les producteurs de boissons, ces chiffres sont un signal important indiquant qu’une grande majorité de leurs clients veulent des consignes.
Pour le monde politique, ces chiffres montrent que ce sera un enjeu important lors des élections municipales du 14 octobre. La grande majorité de leurs électeurs soutiennent la consigne, tous partis confondus.
L’introduction de la consigne comme partie intégrante du plan de déchets est sur la table du gouvernement flamand depuis le 18 mai. Les attentes sont très élevées. C’est maintenant au gouvernement flamand de prendre la décision d’introduire la consigne, conclut l’organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux à partir de l’enquête.
Données techniques de l'enquête
Le producteur de Spa distribuera dimanche plus que 300.000 de bouteilles en plastique jetables, lors de l’évènement sportif les “20 km de Bruxelles”.
Les organisations Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux sautent sur l’occasion pour dénoncer l’hypocrisie de l’entreprise Spadel. “Ce producteur d’eau en bouteilles construit tout son image autour du respect de l’environnement, mais il n’hésite pas à distribuer 300.000 bouteilles qui ne servent que quelques minutes avant d’être jetées. C’est ironique, c’est cynique, bref, cela ne va pas”, disent-ils.
Quand les bouteilles arrivent dans une poubelle publique, elles sont incinérées. Quand elles terminent aux abords de la route, la facture du ramassage revient aux services de la commune – et donc aux contribuables. Si elles ne sont pas ramassées, ces bouteilles terminent dans l’environnement.
Les organisations environnementales proposeront dimanche aux gens d’échanger gratuitement leur bouteille jetable contre une bouteille réutilisable. Les bouteilles collectées et ramassées serviront bientôt à une deuxième action de Recycling Netwerk.
En mars, l’administrateur délégué de Spadel, Marc du Bois s’est prononcé contre la consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. C’est ironique, disent les associations, Spadel se vante que ses bouteilles sont faites de matière recyclée. Mais ils doivent aller chercher cette matière première dans des pays qui connaissant la consigne sur les bouteilles. Car à cause de la sécurité alimentaire, 95% du plastique recyclé qu’on utilise doit provenir d’applications alimentaires – chose que les système belge du sac bleu ne sait pas garantir .
Avec l’action, les associations appellent Spadel d’arrêter son opposition au système de la consigne qui est actuellement en discussion au sein des gouvernements et parlements des régions de notre pays.
Cet avis a été publié sur Knack.
L’extension du système, qui existe déjà pour les bouteilles de bière, à tous les emballages de boissons en plastique et en canettes, apporte des changements. Le fait que les détaillants réagissent avec une certaine réticence est humain.
Mais un système de consigne n’est pas nécessairement bon ou mauvais pour le détaillant local. Tout dépend de la manière dont elle est organisée et du rôle que le petit commerçant y jouera.
Sur ce point, la ministre de l’environnement Joke Schauvliege a été très clairvoyante. Elle a pris le système de consigne norvégien comme modèle pour son plan de gestion des déchets. qui prévoit une compensation financière pour le nombre de récipients à boisson vides collectés.
Comment fonctionne le système norvégien ? Les producteurs norvégiens versent 0,52 centime par canette et 1,56 centime par bouteille qu’ils commercialisent à un opérateur de système central, Infinitum (où Coca-Cola siège au conseil d’administration, soit dit en passant). Il y a également des revenus provenant de la vente de PET et de boîtes de conserve de haute qualité. Enfin, il y a les recettes provenant des bouteilles en plastique et des canettes qui ne sont pas rapportées et dont la consigne contribue à financer le système.
À partir de cette grosse somme, les supermarchés et les détaillants sont remboursés par des « frais de gestion ». Comme il s’agit de centaines de milliers de bouteilles et de canettes par machine, les recettes se chiffrent en milliers d’euros par an.
Selon Infinitum, l’opérateur du système central en Norvège, cela permet aux supermarchés de récupérer leurs investissements en trois ans environ. Cependant, la durée de vie estimée d’une machine de déconsignation est de 7 à 10 ans, ce qui signifie qu’après 3 ans, les machines de déconsignation deviennent rentables.
D’un point de vue environnemental, les détaillants locaux sont préférables aux centres commerciaux mégalomanes qui obligent les gens à faire des kilomètres pour faire leurs courses. Il serait donc juste que la compensation financière pour les détaillants en Flandre soit suffisamment élevée pour que le système soit rentable pour eux.
En outre, un détaillant local qui a une poignée de clients par jour qui rapportent quelques canettes et bouteilles n’a pas du tout besoin d’acheter une machine de consigne. En Allemagne, par exemple, vous voyez ces bouteilles et ces canettes être introduites manuellement sans aucun problème.
L’élaboration du système de consigne en Flandre pourrait également offrir un caractère volontaire aux petits commerces. Les petits magasins ne seraient alors pas obligés de participer, mais seraient autorisés à le faire s’ils craignent la concurrence des supermarchés.
Quoi qu’il en soit, la consigne présente toujours des avantages potentiels pour les commerçants locaux. Quelqu’un qui vide sa canette dès qu’il passe devant un magasin va rapidement y entrer….. Dans le jargon commercial, on dit alors que le trafic est augmenté.
Qui sait, ce passant occasionnel pourrait faire un achat impulsif. Et avec un bon service, il pourrait y avoir un client fidèle. Les magasins investissent parfois des milliers d’euros dans des vitrines ou des campagnes de promotion, juste pour inciter les clients à franchir le seuil. C’est ce que fait la consigne. Bon nombre des clients qui rapportent des emballages de boissons vides achètent quelque chose « pendant qu’ils sont dans le magasin ».
Grâce à un système de consigne, le détaillant peut se connecter avec ses clients. Il peut ainsi se différencier des fournisseurs en ligne. Le client ne peut pas donner ses bouteilles au livreur de PostNL, DHL ou UPS qui se trouve devant sa porte. Mais il peut l’apporter à son détaillant local. Il s’agit d’un avantage unique pour le détaillant local dans la concurrence féroce des ventes en ligne. Le lien social local et le contact créé par la consigne peuvent être très avantageux.
Il est intéressant de noter que les détaillants des pays avec la consigne ont une opinion beaucoup plus positive du système. LIDL en Allemagne, par exemple, a complètement fermé la boucle elle-même et en est fière. Ils disposent de leurs propres installations pour produire, remplir et recycler les bouteilles. Ainsi, ils parviennent également à fabriquer au moins 50 % de leurs bouteilles à partir de matériaux recyclés. Malheureusement, ce n’est pas possible avec le plastique moins propre du sac bleu. Le fait que la consigne peut être positive pour les détaillants est également la conclusion d’une fédération écossaise de détaillants, qui a également indiqué qu’ils estiment qu’il est important de prendre des responsabilités.
Il est temps que les supermarchés et les fabricants de boissons fassent d’autres choix. Nous savons qu’il existe également des voix positives au sein des secteurs concernant la consigne. Le système est rentable au bout de 3 ans, fidélise les clients et renforce l’image écologique. Que les leaders de l’économie circulaire se lèvent donc.
Le préjudice économique subi par le secteur bovin flamand se chiffre en millions.
C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par un étudiant en master d’économie de l’université de Wageningen à la demande de l’organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux, qui tente pour la première fois de cartographier l’impact financier des déchets sauvages sur l’élevage.
Lors du fauchage, des morceaux de canettes jetées ou d’autres détritus se retrouvent parfois dans l’alimentation du bétail. Ces morceaux provoquent des blessures dans l’estomac des bovins. Les vétérinaires connaissent cette blessure sous le nom de « sharp-in« . Elle peut entraîner une baisse de la production laitière, des maladies et parfois la mort de l’animal.
145 éleveurs flamands ont répondu à l’enquête sur leurs expériences avec le « sharp-in » au cours des cinq dernières années. Ainsi, 1,48 % de l’ensemble du groupe professionnel des éleveurs flamands a répondu à l’enquête.
Dans les réponses à cette enquête en ligne, 68,3 % des éleveurs flamands interrogés ont déclaré qu’ils avaient eu au moins un animal malade à cause du sharp-in au cours des cinq dernières années.
Ils ont estimé que les déchets sauvages étaient la cause des blessures dans 79 % des cas. On estime que les éleveurs interrogés ont eu 381 animaux malades à cause des déchets sauvages au cours des cinq dernières années, sur un ensemble déclaré de 19 655 animaux. Parmi eux, 165 animaux seraient morts.
En outre, pour corriger un éventuel biais – les victimes étant plus susceptibles de répondre à une enquête sur le problème – une enquête de référence a été réalisée. Une éventuelle surreprésentation des éleveurs défavorisés dans l’enquête a donc été corrigée par un facteur de pondération. Cela permet d’extrapolations à l’ensemble du secteur de l’élevage flamand. Ces statistiques doivent être manipulées avec prudence, c’est pourquoi les marges d’erreur de l’estimation sont indiquées dans chaque cas.
Pondéré par l’enquête de référence et extrapolé à l’ensemble du cheptel flamand, cela donne les estimations suivantes :
En Flandre, 5 152 à 6 227 vaches sont rendues malades chaque année par les déchets sauvages, sur un cheptel national total de 1,3 million de bovins.
Avec une certaine prudence statistique, on peut estimer que parmi ceux-ci, entre 2 051 (limite inférieure) et 2 474 (limite supérieure) bovins meurent chaque année en Flandre.
Le traitement des vaches malades, la réduction de la production de lait et la mort des vaches font augmenter les coûts pour les éleveurs. Ils passent également du temps à nettoyer le terrain pour éviter que les vaches n’ingèrent des morceaux de canettes. Cette étude estime le coût économique total pour l’ensemble du secteur de l’élevage flamand à 4,5 à 6,8 millions d’euros par an. Les éleveurs sont donc les victimes d’une pollution sur laquelle ils n’ont aucun contrôle.
Pour l’organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux, les chiffres de cette étude constituent une source d’information importante dans le débat politique actuel sur la lutte contre les déchets sauvages. La détresse que les canettes causent aux vaches et le coût économique pour les éleveurs s’ajoutent au coût élevé de la lutte contre les déchets sauvages, 155 millions par an, auquel les municipalités flamandes doivent déjà faire face.
Les bouteilles et les canettes représentent 40 % du volume des déchets sauvages. Les morceaux pointus de canettes sont particulièrement dangereux pour les vaches. La mise en place de la consigne pourrait réduire de 70 à 90 % le volume des bouteilles et des canettes dans les déchets sauvages. C’est ce qu’a calculé en septembre le bureau d’étude néerlandais CE Delft dans une étude commandée par le gouvernement néerlandais.
Les déchets sauvages rendent les vaches malades tous les jours. Il y a donc urgence. Le gouvernement flamand de coalition de la N-VA, CD&V et Open VLD a promis de prendre une décision sur l’introduction da la consigne en 2018. Recycling Netwerk demande donc au gouvernement flamand d’accélérer les choses et de décider de l’introduction de la consigne sur toutes les bouteilles et canettes en plastique dans un avenir proche.
Contact presse :
Tom Zoete
Communication Recycling Netwerk Benelux
tom.zoete@recyclingnetwerk.org
+32 497 04 27 96
En 2013, l’OVAM a estimé la facture totale pour les communes flamandes à 55,1 millions d’euros. Avec une meilleure méthode de mesure, l’OVAM est arrivé à un chiffre de 155,4 millions d’euros dans son étude sur les chiffres 2015, vendredi. 100,3 millions d’euros de plus, en d’autres termes. Sur ces 155,4 millions, 109,4 millions sont consacrés au nettoyage des déchets et au vidage des poubelles publiques.
La quantité de déchets sauvages pour 2015 est estimée à 20 426 tonnes, soit 17 % de plus que les 17 500 tonnes estimées pour 2013. La Flandre s’est fixé pour objectif de réduire les déchets sauvages de 20 % d’ici 2022. Cette année, le gouvernement flamand évalue si la politique en matière de déchets sauvages donne des résultats suffisants.
« Les déchets sauvages coûtent donc beaucoup plus cher aux municipalités qu’on ne le savait auparavant. 155 millions d’euros par an, c’est un coût énorme, beaucoup d’argent des impôts de nos villes et communes flamandes. Plus de 24 euros d’impôts par Flamand chaque année. Il est donc important que chaque euro soit utilisé de manière efficace et effective. C’est pourquoi le gouvernement devrait également se pencher sur les systèmes qui peuvent prévenir les détritus, tels que les systèmes de consigne », note M. Buurman.
Lorsque le coût des déchets sauvages était encore estimé au chiffre inférieur de 55 millions, nous savions déjà qu’un système de consigne pourrait permettre aux municipalités d’économiser 20,1 millions d’euros par an. « Maintenant qu’il apparaît que les coûts réels des déchets sauvages sont beaucoup plus élevés, les économies potentielles pour les municipalités grâce à des mesures préventives comme les consignes sont également beaucoup plus importantes », analyse Rob Buurman.
» Le gouvernement flamand de la N-VA, du CD&V et de l’Open VLD peut alléger les factures de déchets des municipalités en introduisant des consignes en 2018. Cela permettrait de créer de l’espace dans le budget municipal. Rendre les producteurs responsables de la mise au rebut de leurs produits peut contribuer à réduire les taxes municipales. En tout cas, ce sera un thème important de la campagne pour les élections municipales flamandes », conclut Rob Buurman, directeur de Recycling Netwerk Benelux.
Soit dit en passant, l’étude ne porte toujours que sur les coûts encourus pour nettoyer et prévenir les déchets sauvages, et n’aborde pas les coûts de la soupe de plastique dans les rivières, les mers et les océans.
Coca-Cola Enterprises à Gent a reçu une livraison remarquable lundi matin. Le Père Noël a personnellement remis 1224 canettes et bouteilles de cola provenant de déchets au directeur de Coca-Cola.
Par cette action, les militants des organisations environnementales Recycling Netwerk Benelux et Gents MilieuFront ont demandé à la multinationale américaine d’abandonner son opposition en coulisses à l’introduction des consignes et de se prononcer en faveur des consignes sur les canettes et les bouteilles en plastique.
La réponse du PDG de Gents Milieufront a d’abord été « oui », puis celle de Coca-Cola Belgique est devenue officiellement « pas non » à la consigne. Quoi qu’il en soit, Coca-Cola entrouvre la porte à l’introduction d’une consigne sur les emballages de boissons. Les esprits mûrissent.
La nouvelle position de Coca-Cola montre également que toutes les entreprises ne sont pas derrière le « njet » dur de Fevia. Ce devrait être le signal pour la ministre Joke Schauvliege et le gouvernement bourgeois flamand d’introduire la consigne. Les gens le veulent. Et Coca-Cola affirme qu’elle n’est pas contre.
Lire aussi De Standaard : « Coca-Cola ne dit pas non à la consigne« .
À l’approche de la période de Noël, Coca-Cola fait d’ailleurs une nouvelle tournée avec son camion de Noël. Un bon moment pour entamer la conversation sur la consigne.
La plus grande intercommunale de déchets de Flandre, Limburg.net, s’est adressée aux gens de Coca-Cola avec des canettes et des bouteilles provenant de déchets sauvages. Limburg.net est également membre de l’Alliance pour la Consigne, qui compte désormais plus de 47 partenaires de Flandre et des Pays-Bas.
Nous voulons simplement transmettre le puissant souhait de Noël de nombreuses personnes en ce moment. La multinationale des boissons devrait se prononcer en faveur d’un système de « remboursement » lorsque vous retournez des bouteilles ou des canettes chez votre détaillant ou supermarché local. Ainsi, les emballages vides ne seront plus sans valeur et, par conséquent, moins d’emballages se retrouveront dans nos rues et dans la nature. Grâce aux consignes, le fabricant Coca-Cola peut ainsi contribuer à ce que ses millions de bouteilles et de canettes ne deviennent plus des déchets sauvages. Ce serait une bonne résolution pour la nouvelle année. Car aujourd’hui, c’est le gouvernement et la société qui paient les déchets et la facture de millions pour le nettoyage. Cette facture, qui retombe finalement dans l’assiette du contribuable, s’élève à 103 millions d’euros par an en Flandre.
Cette action est une nouvelle étape de la campagne #BackToSender de l’organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux. Cette campagne a débuté le 8 novembre autour d’une idée simple : les personnes qui trouvent une canette ou une bouteille dans la nature ou dans la rue la renvoient au fabricant. Cela peut se faire en ligne via une photo sur Twitter, Facebook ou Instagram avec le hashtag #BackToSender ainsi que via le bon vieux courrier.
Cette campagne est immédiatement devenue virale : rien que sur Twitter, plus de 4 500 produits ont été remis en ligne en deux semaines par des twittos enthousiastes. Les gens ont déjà renvoyé 912 packs de boissons par la poste.
« Aujourd’hui, nous apportons le souhait de Noël à Coca-Cola au nom de tous les participants de #BackToSender. Ils demandent la solution efficace d’une consigne pour que les canettes et les bouteilles en plastique ne finissent plus dans les rues, dans la nature ou dans la mer », a déclaré Recycling Network.
Mais Coca-Cola et les autres fabricants de boissons font pression contre l’introduction de la consigne. La multinationale américaine se tient à l’écart, mais envoie en même temps l’organisation sans but lucratif Fost Plus et la fédération de l’industrie alimentaire belge FEVIA en avant pour effrayer les gens et les détaillants au sujet des consignes.
Cependant, 66% des Belges souhaitent la consigne, selon une enquête de Test-Aankoop. « C’est pourquoi nous avons mis en place cette vaste action #BackToSender. De cette façon, les clients peuvent montrer aux fabricants qu’ils souhaitent une consigne pour réduire les déchets sauvages », affirment les deux organisations environnementales.
En 2004, Gents MilieuFront a organisé une action au cours de laquelle des dizaines de volontaires GMF ont jeté des détritus par-dessus la clôture de Coca-Coal à Zwijnaarde.
Au cours des prochains mois, les responsables politiques de notre pays auront l’occasion de faire quelque chose contre le flux de bouteilles en plastique, qui représente un milliard de dollars. Avec un système de consigne, le flux de bouteilles en PET deviendra complètement propre, prêt pour le recyclage.
Sur notre petite planète, un million de bouteilles en plastique sont vendues chaque minute. Les chiffres affichés par le Guardian sur sa première page sont hallucinants. Si vous mettiez toutes les bouteilles des deux dernières années dos à dos, vous arriveriez à la distance de la terre au soleil, a calculé le journal britannique. Nous parlons d’un méga-business de pas moins de 480 milliards de bouteilles par an. Fait choquant : seule la moitié de ces bouteilles sont recyclées.
Notre mer du Nord est menacée
Les chiffres sont également impressionnants pour la Flandre : 1,2 milliard de bouteilles PET entrent sur notre marché chaque année. Le poids annuel des bouteilles PET en Flandre représente 32.040 tonnes de plastique.
Comme à peine la moitié de ces bouteilles sont recyclées, des tonnes de plastique finissent chaque année dans la mer. Là, le plastique se décompose en plus petits morceaux, les microplastiques. Les oiseaux, les poissons et autres animaux marins avalent ces particules de plastique. Le Guardian cite également une étude de l’université de Gand montrant que les personnes qui mangent du poisson et des fruits de mer ingèrent 11 000 morceaux de microplastique chaque année. Tout comme l’ours polaire est menacé par le changement climatique, la mer du Nord et nos moules sont menacées par la soupe de plastique.
Une affaire de plusieurs milliards de dollars
Selon l’Institut national néerlandais pour la santé publique et l’environnement, pour lutter contre ces microplastiques, nous devons nous intéresser aux emballages plastiques des boissons.
Le problème est que les fabricants de boissons réalisent d’énormes bénéfices grâce à leur mode de conditionnement. Ils conditionnent leurs boissons dans l’emballage le plus économique pour eux. Vous le payez, vous le buvez. Mais ce qu’il advient de ces milliards d’emballages après, les producteurs de boissons s’en débarrassent. À usage unique, disent-ils.
Il n’y a pas si longtemps, les choses étaient différentes. À l’époque, les boissons étaient principalement vendues dans des récipients en verre. Ceux-ci sont renvoyés au producteur de boissons, lavés et réutilisés. Mais le verre pèse plus lourd et prend plus de volume. Les bouteilles en plastique sont moins chères pour les producteurs et les supermarchés. C’est pourquoi ils ont adopté le plastique en masse.
Schauvliege pourrait faire partie de la solution
La pollution plastique est donc étroitement liée aux profits de l’industrie des boissons. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que l’industrie s’attaque seule au problème. Dans de telles situations, les gouvernements doivent intervenir pour nous empêcher de nous noyer dans le plastique. Sinon, d’ici 33 ans, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Ce n’est pas une organisation environnementale radicale qui le dit, mais bien le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.
Bien sûr, nous ne pouvons pas arrêter cette évolution globale à nous seuls depuis la Flandre. Mais chaque gouvernement et chaque administration devra faire sa part pour contrôler le flux de plastique qui représente des milliards de dollars. Il en va de même pour notre gouvernement flamand, dont la ministre de la Nature Joke Schauvliege (CD&V) détient les clés.
Recyclage correct et incorrect
Le recyclage est une partie essentielle de la solution pour réduire l’impact environnemental. Mais il faut le faire de manière intelligente pour être efficace.
Les producteurs de boissons et leur organisation Fost Plus aiment à répéter que « la Flandre serait un champion du recyclage ». Malheureusement, ce n’est pas si simple.
Les Flamands sont généralement soucieux de l’environnement. La plupart des gens font tout ce qu’ils peuvent pour trier les déchets. Ils mettent leurs bouteilles en plastique dans le sac bleu à la maison, et ces bouteilles sont recyclées. Jusqu’à présent, tout va bien.
Mais l’analyse du tri effectuée par l’OVAM montre que seulement 2 bouteilles sur 3 finissent dans le sac bleu. 1 sur 3 finit dans les déchets résiduels. Et une proportion importante finit dans les poubelles publiques ou dans l’environnement. Le système de recyclage en Flandre n’est pas très bon.
Matière première pure
Le système actuel est également une occasion manquée d’un point de vue économique. Après tout, ces bouteilles en PET sont une excellente matière première pour la fabrication de nouvelles bouteilles. Mais alors il faut que ce soit un flux pur de bouteilles en PET. Avec le système actuel de sacs bleus, c’est insuffisant. En effet, les sacs bleus contiennent également des cartons à boissons, ce qui réduit la valeur des bouteilles en PET. Avec un système de consigne, où les gens peuvent apporter leurs bouteilles en plastique au supermarché et récupérer une consigne, le flux des bouteilles en PET devient complètement propre. Et complètement prêt pour le recyclage.
Dans une réponse au Guardian, Coca-Cola affirme qu’il n’y a pas assez de matière première de qualité pour rendre les bouteilles en PET recyclables à 100 %. Mais dans le même temps, Coca-Cola lutte activement contre la consigne, qui fourniraient justement cette matière première de qualité. Ils sont donc eux-mêmes à l’origine de la pénurie !
La Scandinavie et l’Allemagne montrent la voie
En Norvège et en Allemagne, le gouvernement a mis en place un système de consigne qui est rentable et solide sur le plan technique et juridique. Avec un système de consigne, les consommateurs peuvent simplement rapporter les boîtes de conserve et les bouteilles en plastique vides au supermarché. Il récupérera alors une caution, comme cela se fait déjà pour les bouteilles en verre dans notre cas.
Ce système fournit la matière première PET parfaitement pure pour fabriquer des bouteilles en PET recyclé. Et dans les rues ou dans la nature, vous ne trouverez pratiquement plus de canettes ou de bouteilles en plastique jetées. Cela permet également d’économiser le coût de la collecte et du nettoyage par la municipalité, que les citoyens paient en fin de compte par le biais de leurs taxes municipales. Le système de consigne est facile à adopter en Flandre. Les supermarchés et les petits magasins ne doivent rien payer car ils sont remboursés par le producteur. Le citoyen récupère sa caution pour la totalité du pot.
Alternatives au sac bleu
Schauvliege étudie actuellement à juste titre des alternatives au sac bleu. Le contrat avec Fost Plus expire à la fin de 2018. Le moment est donc venu de faire de nouveaux choix politiques. Au cours des prochains mois, les responsables politiques de notre pays auront l’occasion de faire quelque chose contre les milliards de bouteilles en plastique qui circulent dans le pays.
Il existe une solution claire qui est à la fois la meilleure pour l’économie circulaire et la lutte contre les déchets sauvages. Veiller à ce que les autres plastiques soient également acceptés dans le sac bleu, qui devient alors le sac violet, et introduire une consigne pour les bouteilles et les canettes. Ainsi, davantage de plastiques seront recyclés, cela se fera de la meilleure façon possible et les déchets sauvages diminueront de 40 %.
Anvers et Gand ont déjà exprimé leur préférence pour un tel sac violet. Mais Fost Plus, qui réalise les projets pilotes, ignore l’appel à la consigne. Ils s’orientent plutôt vers un sac rose en plus, qui devrait contenir les plastiques restants. Mais un simple sac supplémentaire ne réglera en rien le problème des bouteilles vides qui finissent dans les rues, sur les plages et dans la nature.
Espérons que les chiffres du Guardian, qui représentent un milliard de dollars, inciteront Mme Schauvliege et ses partenaires gouvernementaux N-VA et Open VLD à faire le choix le plus judicieux : le plastique, les cartons de boissons et les canettes dans le sac violet. Et les bouteilles en plastique et les canettes retournent au supermarché via la consigne.
L’industrie des boissons sera alors enfin coresponsable des millions d’emballages jetables qu’elle produit. Et nous garantirons un avenir sain pour les moules et les poissons. Et donc aussi pour nous-mêmes et nos enfants.
Knack.be a publié cet avis de Recycling Netwerk le 1er juillet 2017.
Le gouvernement écossais introduit une consigne sur les canettes et les bouteilles. La première ministre Nicola Sturgeon (Scottish National Party) a annoncé sa décision ce mardi après-midi au Parlement écossais.
« La région écossaise rejoint ainsi les leaders de l’économie circulaire que sont l’Allemagne et la Norvège. La Flandre ne doit pas laisser passer ce train », a répondu Rob Buurman de Recycling Netwerk, une coalition d’organisations environnementales néerlandaises et flamandes.
40 % des déchets sauvages en Flandre sont constitués de bouteilles et de canettes. Le contribuable flamand paie chaque année davantage pour nettoyer ces déchets, soit déjà 102 millions d’euros par an. L’introduction de la consigne décimerait cette situation.
Le gouvernement de Geert Bourgeois (N-VA) a promis de décider en 2018 s’il fallait également introduire la consigne. « Deux Flamands sur trois soutiennent la consigne. Après tout, sans consigne, la Flandre ne parviendra jamais à se débarrasser des déchets sauvages », a déclaré M. Buurman. L’étude commandée par le gouvernement néerlandais a prouvé jeudi dernier que les consignes réduisent jusqu’à 90 % le nombre de canettes et de bouteilles en plastique dans les déchets sauvages.
« La Première ministre écossaise entame aujourd’hui son année parlementaire avec une réforme ambitieuse de sa région vers une économie circulaire. L’Écosse est considérée comme un modèle par le premier ministre de la N-VA. Il a convenu avec Mme Sturgeon de travailler plus étroitement sur l’innovation. Nous demandons donc que, dans sa déclaration de septembre, le premier ministre Geert Bourgeois opte aussi résolument pour l’économie circulaire et introduise des consignes en Flandre », conclut Recycling Netwerk.
Rob Buurman
Directeur de Recycling Netwerk
+31 6 16 40 10 40
rob.buurman@recyclingnetwerk.org
Tom Zoete
Communications
+32 497 04 27 96
tom.zoete@recyclingnetwerk.org
« Le recyclage en Flandre ne s’améliorera que si, dans le même temps, les bouteilles et les canettes en PET sont retirées du sac PMD et recyclées jusqu’à 98 % via la consigne, comme en Allemagne. » C’est ce qu’affirme Rob Buurman, directeur de Recycling Netwerk, une coalition d’organisations environnementales.
Reportage VTM-Nieuws
https://nieuws.vtm.be/binnenland/voer-statiegeld-op-pet-fles-en-blikjes
Rob Buurman : « Pour un environnement propre, il est essentiel que toutes les bouteilles en PET soient recyclées et non abandonnées dans la nature comme des déchets. Grâce aux consignes, qui permettent aux clients de récupérer leur caution de 0,25 euro lorsqu’ils rapportent les bouteilles au magasin, plus de 98 % des bouteilles en plastique PET sont recyclées en Allemagne.
« Avec le sac bleu en Flandre, il n’est que de 62 %. En effet, beaucoup de bouteilles et de canettes finissent dans le sac de déchets résiduels ou dans les poubelles publiques parce qu’elles sont devenues sans valeur. Ceux-ci sont ensuite brûlés dans un incinérateur de déchets. Pire encore, de nombreuses bouteilles en PET sont abandonnées dans la nature ou dans la mer. »
Avec Fost Plus qui fait pression pour un changement du contenu des sacs bleus, le moment est idéal pour sortir les bouteilles en PET. « Le gouvernement flamand et la ministre de l’environnement Joke Schauvliege (CD&V) ne doivent pas laisser la politique des déchets être entièrement dictée par l’industrie des boissons. Il est possible de mettre plusieurs types de plastiques dans le sac bleu, mais les bouteilles et les canettes en PET doivent être retirées. Si Schauvliege et le gouvernement flamand sont intelligents, ils profiteront de cet élan pour introduire un système de consigne pour toutes les bouteilles en plastique PET et les canettes », a déclaré M. Buurman.
Après tout, la consigne est le système le moins cher et le plus efficace pour résoudre le problème des canettes et des bouteilles dans les rues et dans la nature. Le système est bon marché : son coût s’élève à environ 1 centime d’euro par récipient de boisson, selon des données allemandes et norvégiennes. « En Allemagne, il n’y a presque pas de bouteilles ou de canettes vides dans les rues. La situation est très différente en Flandre, où le coût du nettoyage des déchets sauvages monte en flèche : 103 millions d’euros par an », explique M. Buurman.
Reportage VRT News
http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/videozone/programmas/journaal/2.51429?video=1.3045719